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06 septembre 2006

L’hommage de Franck Ribéry à Zinédine Zidane




Alors que la France débutait ce samedi les éliminatoires de l’Euro 2008, la première biographie complète de Zinédine Zidane trône en bonne place dans toutes les librairies. Franck Ribéry en a signé la préface. Voici son hommage à celui qu’il appelle son « grand frère du Mondial 2006»


PREFACE DE FRANCK RIBERY


« Jouer avec Zidane ? C’était ce que je faisais tous les jours quand j’étais adolescent. Je jouais avec lui… mais pas pour de vrai ; juste avec mes copains. Parfois je me prenais même pour lui, le joueur qui avait fait gagner la France en coupe du Monde. Un génie !
Le 12 juillet 1998, quand il a marqué ses deux buts en finale contre le Brésil, j’étais à Boulogne sur Mer. Après, avec mes potes, on est descendu faire la fête dans la rue. Comme tout le monde, je criais : « Allez, la France ! Allez Zizou ! ». J’avais 15 ans et je n’imaginais pas, mais alors pas du tout, que huit ans plus tard je serais à côté de lui à Berlin pour le coup d’envoi de France-Italie.

Car, voilà, je viens de vivre une sorte de rêve. J’ai disputé une finale de coupe du Monde, avec lui. Et même grâce à lui, d’une certaine façon. Comme un grand frère, il m’a donné des conseils pendant tout le Mondial. Il m’a aidé, encouragé. Il m’a mis à l’aise. « Continue comme ça, joue ton jeu, ne te prends pas la tête », me disait-il. Et je crois que le résultat, sur le terrain, a été visible : il existait une complicité entre nous. Je l’avais même remplacé, lors de ma deuxième sélection contre le Danemark… Quel honneur ! Et quelle responsabilité ! Zidane est impressionnant. En plus, c’est quelqu’un que j’ai toujours admiré.

Après son but contre l’Espagne en huitième de finale, je lui ai sauté dans les bras. J’étais content pour lui, pour sa femme et ses enfants, et pour toute sa famille qui vivait ses derniers matches, alors que la mienne assistait à mes premiers grands matches en bleu. Jouer avec lui, c’était extraordinaire. Contre le Brésil, par exemple, j’étais à côté de lui sur le terrain. C’était énorme. Bien plus impressionnant qu’à la télévision. Bien sûr, moi le premier, on aurait tous aimé qu’il connaisse une autre fin de carrière. Qu’il brandisse la coupe une nouvelle fois.

J’espère que je connaîtrai une carrière comme celle de Zizou. Mais, quoiqu’il m’arrive, j’aurai déjà eu le privilège de jouer avec lui… pour de vrai.

Pour moi, comme pour le public, il ne reste aujourd’hui que des souvenirs. Mais les beaux souvenirs font vivre aussi. Et ceux qu’aura laissés Zinédine Zidane sont immenses.

Si un jour comme lui, je remporte la coupe du Monde, c’est à lui que je penserai en brandissant le plus beau des trophées. Lui, mon grand frère du Mondial 2006 »

Euro 2008: la France surclasse l'Italie

Au terme d'une rencontre d'excellente facture, l'équipe de France s'est mis du baume au coeur et compte déjà six points dans la besace grâce à sa victoire 3-1 sur l'Italie championne du monde en éliminatoires de l'Euro 2008.

Les Bleus, vice-champions du monde depuis le 9 juillet et une finale perdue à Berlin aux tirs au but face à la Squadra Azzurra, relèguent surtout leur adversaire à cinq longueurs au classement du groupe B.Les défaites sont peut être plus faciles à digérer que les victoires et la formation de Roberto Donadoni pointe en avant dernière position de la poule dominée par les Bleus et les Ecossais.Gorgée d'envie, l'équipe de Raymond Domenech a joué un match quasiment parfait avec un étonnant Franck Ribéry à la baguette et un Sidney Govou en état de grâce.La victoire des Français fut nette et sans bavure.

Le sélectionneur avait choisi de laisser Louis Saha sur le banc, l'attaquant de Manchester United ayant quitté la pelouse de Tbilissi en cours de rencontre face à la Géorgie samedi en raison d'une blessure à la cheville."Je suis heureux d'avoir débuté le match. J'avais envie de prouver. Physiquement, j'étais au niveau. J'ai envie de rejouer avec Lyon", a dit Govou.L'annonce de la composition de la Squadra Azzurra, accueillie par une immense bronca du Stade de France, était sans surprise.

Le public français ne retrouvait son sens des bonnes manières qu'à l'occasion de l'instant de silence accordé à la mémoire de Giacinto Facchetti.Les Bleus, eux, mettaient rapidement les vieux souvenirs au placard. Dès la deuxième minute, Govou, à la réception d'un centre de William Gallas, ouvrait la marque d'une reprise de volée parfaitement exécutée.

Le Lyonnais n'avait plus été titulaire depuis le 12 octobre 2005 et un match éliminatoire pour le Mondial contre Chypre.Un quart d'heure plus tard, Thierry Henry inscrivait son 37e but en 88 sélections. Une frappe de Florent Malouda était repoussée par Gianluigi Buffon vers le buteur d'Arsenal, qui ouvrait son pied droit pour doubler la mise.Mais à la 20e, les Bleus confirmaient leurs faiblesses sur coup de pied arrêté. Alberto Gilardino n'avait aucun mal à tromper Grégory de Coupet de la tête sur un coup franc d'Andrea Pirlo.Le gardien de Lyon, au prix d'un étonnant réflexe, sauvait ensuite les siens de l'égalisation alors que Franco Semioli s'était jeté sur un centre d'Antonio Cassano.Peu habitué aux ovations des supporters, Govou avait droit aux honneurs du stade de France onze minutes après la reprise.D'une tête puissante, il reprenait un centre de Willy Sagnol et marquait le troisième but français, fracassant au passage la tête du capitaine italien Fabio Cannavaro.

L'addition aurait pu être bien plus salée si des tentatives de Govou, à nouveau, et de Ribéry, avait trouvé l'autre côté du poteau de Buffon.Le Marseillais, qui occupait mercredi le poste laissé vacant par Zinedine Zidane, a montré qu'il avait les moyens de chausser les souliers du maître.

Euro 2008: la France surclasse l'Italie

OM : Lacombe - "Pas de plan anti-Ribéry"

Impatient d'affronter l'OM dans ce qu'il nomme le "classique du championnat de France", Guy Lacombe a d'ores et déjà annoncé au site psg.fr qu'il n'avait pas prévu de dispositif spécifique pour contrer Franck Ribéry. C'est toute la force offensive marseillaise qu'il faudra surveiller.


L'adversaire s'annonce redoutable en ce début de saison : "Ils ont fait un très bon début de championnat et méritent leur première place. Albert Emon a souligné que cette bonne entame était notamment liée à la présence de 95% de son effectif à la reprise de l’entraînement. La participation à la Coupe Intertoto a aussi favorisé le rodage de cette équipe. De plus, le coach olympien bénéficie d’un groupe composé de joueurs de talent pouvant faire la différence à tout moment."En tout cas, inutile de motiver les joueurs : "Avant ce type de match, je n’ai pas besoin de faire de longs discours pour motiver mes troupes ! Mes joueurs savent l’engouement que ce type de match suscite auprès des supporters. Ils auront donc à cœur de faire plaisir à leurs fans. De toute façon, il n’y a que trois issues possibles, une victoire, un nul ou une défaite ! Le problème est que parfois le vaincu n’est pas moins courageux que le vainqueur."Il repousse l'idée d'un plan anti-Ribéry : "Il y a quelques mois, nous avions affronté l’OM en finale de la Coupe de France sans plan anti-Ribéry ! Nous disposions simplement de quelques astuces pour le gêner un maximum. Ce soir-là, cela a bien fonctionné mais ce n’est pas certain que ça marche à tous les coups ! Sa qualité technique peut lui permettre de surmonter beaucoup d’obstacles."D'autant qu'il y a bien d'autres joueurs talentueux en face : "Bien entendu, ils ont Ribéry qui se trouve au firmament du football mondial après son parcours réussi en Coupe du Monde. Attention à ne pas se focaliser uniquement sur lui, l’OM dispose de nombreux joueurs de talent tels Pagis, Niang, Maoulida, Oruma, Cana…"

[ Planete PSG ] News 5298 Ligue1 Om Lacombe Pas De Plan Anti Ribery


Ribéry en équipe de France comme chez lui

Franck Ribéry a fêté samedi soir sa onzième sélection. Et dire qu'il y a quatre mois, on se demandait encore s’il aurait les épaules pour intégrer « l’équipe de France A », comme il l’appelle avec son parler à lui. Puis, après son incorporation dans le groupe France, on a vu qu’il avait le talent pour faire partie des 23, dans le rôle du joker explosif, capable de dérouter Danois et Chinois pendant que ses potes des Espoirs bataillaient sans lui au Portugal. Mais de là à le voir titulaire, beaucoup de monde doutait de lui, nous les premiers. C’est que le haut niveau, c’est autre chose. Les Géorgiens y ont goûté samedi après avoir rêvé d’aller plus haut en coulant les Iles Féroé (6-0).Lors du Mondial, après un pathétique France-Suisse où le jeune homme avait couru comme un enfant derrière le ballon au point d’avoir un point de côté au bout d’un quart d’heure, il a su faire taire les détracteurs. Malgré des ratés inquiétants devant le but face au Togo, le gamin de Boulogne-sur-Mer a réussi le but détonateur face à l’Espagne, celui qui a mis les Bleus sur le chemin de son épopée allemande. Garçon au parcours improbable, non payé à Alès, repéré par Jean Fernandez en National à Brest, quasi oublié à Galatasaray, Franck Ribéry est devenu une idole marseillaise. Même après avoir dit vouloir rejoindre Lyon, les très durs supporters marseillais lui ont donné l’absolution.


Tactiquement, il progresse.

C’est que Ribéry ne doute de rien. Alors à Metz, il nous disait déjà ne pas « penser sur le terrain ». Deux ans plus tard, à Marseille, il nous confiait « ne pas être gêné par la pression ». Avec les Bleus en Allemagne, on oubliait quelques gaffes en conférences de presse (il a notamment confondu l’entraîneur du Portugal Scolari avec l’Argentin de l’Interl). On pardonne tout à Ribéry. Car le Marseillais est attachant bien sûr. Mais surtout diablement bon. Sur une pelouse haute et sèche qui ne favorisait pas les techniciens tels que lui, il a paru le moins gêné en Géorgie.Auteur de deux passes décisives sur deux accélérations dont il a le secret, l’ancien joueur de Brest a montré qu’il n’avait aucune crainte de succéder à son pote Zinédine Zidane. Adopté par les anciens, son caractère lui a permis de se fondre dans le collectif d’abord, avant de devenir l’un des chouchous du groupe. Techniquement, il est au-dessus du lot. Tactiquement, il progresse à grands pas, n’oubliant plus de se replacer quand Willy Sagnol monte. Et surtout, à Marseille comme en Bleus, il terriblement progressé. Dans la dernière passe comme devant le but, Ribéry est en train de s’affirmer. Comme son pendant à gauche, Florent Malouda, suit la même trajectoire, la France semble être armée pour se passer, enfin, du maître des dix dernières années, Zinédine Zidane….

Équipe de france / franck RIBÉRY :Ribéry comme chez lui - Yahoo! Sport

La comète Ribéry

Franck Ribéry s'impose comme un des cadres au sein des Bleus. Franck Ribéry s'impose comme un des cadres au sein des Bleus.Auteur d'un très bon début de saison avec l'Olympique de Marseille, Franck Ribéry est désormais un titulaire indiscutable en équipe de France. Auteur de brillantes prestations sous le maillot bleu lors du Mondial allemand, le natif de Boulogne-sur-Mer a confirmé une fois de plus son énorme potentiel samedi face à la Georgie. De tous les bons coups côté français, l'Olympien a délivré deux passes décisives pour ses compères Saha et Malouda. L'homme pour qui tout est allé très vite, passant du National à une finale de Coupe du monde en l'espace de deux ans à peine, continue d'étonner les observateurs.


La belle histoire

Une trajectoire en boulet de canon ! Qui aurait pu imaginer que ce ch'ti gars du Nord, qui a débuté sa carrière dans le club de Boulogne-sur-Mer en National, sa ville natale, se retrouverait cinq ans plus tard en finale de la plus belle des compétitions pour un joueur de football, la Coupe du monde ? Une ascension fulgurante à l'image des accélérations de l'international français sur son côté droit. Si certains étaient restés sceptiques sur sa présence dans la liste des 23 sélectionnés pour le voyage en Allemagne, arguant que le Marseillais ne répondait pasforcément présent lors des grands rendez-vous, Franck Ribéry a prouvé qu'il était devenu un pion essentiel du dispositif des Bleus.


Un nouveau cadre

La nouvelle idole du.football.français a su imposer sa griffe et gagner une place de titulaire lors de la dernière Coupe du monde. Très vite à l'aise aux côtés des anciens, tel Thierry Henry, le Boulonnais a su très vite se faire adopter par l'ensemble de ses coéquipiers. On l'a vu passer énormément de temps avec Zinedine Zidane, des images qui sonnaient comme le passage de témoin entre l'ancien gardien du jeu des Bleus et le nouvel apprenti. Le premier but en sélection de Ribéry lors du huitième de finale face à l'Espagne à un moment crucial où les Bleus étaient menés (1-0), a agi comme un détonateur. Zizou parti à la retraite, le nouveau dispositif en 4-4-2, fait la part belle aux hommes de couloirs que sont Florent Malouda côté gauche et Franck Ribéry côté droit. Dans ce schéma tactique où l'activité des milieux excentrés est capitale pour l'équilibre tant offensif que défensif, le numéro 7 marseillais a distillé deux passes décisives pour Malouda et Saha, livrant un véritable récital. L'impression que le joueur est en place dans cette équipe de France depuis de longues années est troublante, si bien que l'Olympien réussit à endosser pour l'instant le costume du successeur de Zidane, au niveau de l'animation offensive.


Objectif Italie

Mercredi prochain se profile la rencontre face à l'Italie au Stade de France, le match que tout le monde attend depuis un certain 9 juillet 2006. Les Bleus seront mis à rude épreuve face à la rigueur tactique des Transalpins. Un cadenas défensif que tentera de dynamiter le feu-follet marseillais. Mais le gamin de Boulogne-sur-Mer a grandi. Son côté imprévisible sur le terrain est toujours présent. Il faut désormais ajouter une intelligence dans le repli défensif qu'on a pu entrevoir face aux Géorgiens. Deux facettes pour un joueur qui sera l'un des principaux atouts pour le match de le revanche.

Football.fr - La comète Ribéry


02 septembre 2006

Ribéry : "On s'est fait plaisir"

"On s'est fait plaisir. Mais c'est vrai qu'il y aura des matches plus difficiles. Deux passes décisives, je suis très content. Je me sens vraiment très bien dans ce groupe. Mais il ne faut pas se relâcher. Avec Malouda, on n'a pas permuté, c'était les consignes. Physiquement, on était mieux qu'en Bosnie, et je pense que le retour de Lilian (Thuram) et de Claude (Makelele) nous ont fait beaucoup de bien."

Ribéry : "On s'est fait plaisir" - Euro 2008 - Football

"J'étais perturbé"

Franck Ribéry avoue qu'il était perturbé après son retour de la Coupe du monde. Mais, aujourd'hui, il est concentré sur l'OM et les Bleus. Sans se mettre de pression, le Marseillais a toutefois conscience qu'il va avoir davantage de responsabilités depuis le départ de Zinédine Zidane.

FRANCK RIBERY, quel souvenir gardez-vous de la finale de la Coupe du monde ?
F.R. : Personnellement, j'étais triste pour Zizou, de l'avoir vu prendre sa retraite comme ça après les matches qu'il a fait. Il a ses raisons pour avoir fait ça, il a assumé. Il a dit qu'il ne regrettait pas ce qu'il a fait, et moi, je suis tout à fait d'accord avec lui. Mais c'est vrai que ça m'a touché de le voir comme ça parce que, à mes yeux, c'est un grand.

C'était un rêve de jouer avec lui en Coupe du Monde.Avez-vu revu les matches de l'équipe de France ?
F.R. : Oui, je les ai même revus plusieurs fois. Il y a des images qui restent, que ce soit dans les vestiaires ou lors des matches. On aurait voulu que la finale se termine bien mais c'est la vie. Quand on est allé sur podium pour récupérer la médaille, ça nous a touché. Quand je vois les matches que l'on a fait contre l'Espagne, le Portugal ou le Brésil pour ça se termine comme ça, c'est sûr que ça fait bizarre.Est-ce Zinedine Zidane vous manque ?F.R. : Bien sûr, il me manque. Mais il manque à tous les joueurs, il manque à toute la France. Il a pris sa décision de prendre sa retraite et il l'a bien fait. C'était le moment de le faire parce qu'il ne faut pas oublier toutes les années de bonheur qu'il a donné aux gens et à toute sa famille. Franchement, ça restera un des meilleurs joueurs du monde. Que ce soit en match ou à l'entraînement, ça va faire bizarre de ne pas l'avoir avec nous sur le terrain. C'était un plaisir de jouer avec vous.

Aurez-vous davantage de responsabilités avec le départ de Zidane ?
F.R. : C'est vrai que maintenant que Zizou a arrêté, les gens attendent beaucoup plus de moi, j'en suis conscient. Si je suis ici, c'est parce que j'ai galéré. Je viens pour apporter du plus. C'est à moi de continuer à travailler et surtout de ne pas me prendre la tête. Je n'ai que 23 ans et il me reste encore beaucoup d'années devant moi.

A moi de prendre le maximum de plaisir.Etes-vous prêt à prendre sa place dans l'axe ?
F.R. : Quoi qu'il arrive Je suis plutôt un joueur de côtés, que ce soit à droite ou à gauche, mais j'ai déjà joué au poste de Zizou. On a de bons attaquants avec Thierry Henry, Louis Saha et David Trezeguet. On peut jouer devant avec deux attaquants. Après c'est le coach qui gère tout ça. Nous, on est à l'écoute des consignes qu'il peut donner. A nous de les appliquer. Mais je me sens de jouer là (dans l'axe).Avez-vous changé de statut depuis cette Coupe du monde ?F.R. : Mon statut a changé, c'est sûr... dans tous les domaines. Mais depuis le premier jour en équipe de France je le répète, tout le monde m'a bien accueilli. J'avais l'impression d'avoir déjà plusieurs sélections en équipe de France. Contre la Bosnie, ça n'avait pas changé. Il y a toujours une bonne ambiance, je n'ai pas changé. Je suis toujours le Ribéry qui chambre, qui rigole. Les autres joueurs aussi. Mon objectif, c'est de faire partie de chaque sélection, que je sois sur le terrain d'entrée ou que je débute sur le banc. J'espère juste que le coach fasse appel à moi.

Comment avez-vous vécu le feuilleton Ribéry cet été ?
F.R. : Après ma bonne saison à Marseille et la Coupe du Monde, ça n'a pas toujours été facile à gérer. Il y a eu beaucoup de pression. Mais je savoure ce qui m'arrive. Je préfère quel es choses se passent comme ça plutôt qu'on ne parle plus de moi et que je sois presque "à la cave". Ca fera deux années dans le même club. Depuis longtemps, j'ai pas mal voyagé. Donc c'est aussi pour ça que je suis content d'être resté à l'OM. Je me sens bien, les gens m'ont adopté comme si j'étais Marseillais et j'espère quelque chose pour la fin de saison avec Marseille.

Pourquoi avoir annoncé que vous vouliez quitter l'OM avant de vous rétracter ?
F.R. : Franchement, c'était difficile. Avec ma bonne saison avec Marseille et ma très bonne Coupe du monde... c'était parfois difficile à gérer toutes ces sollicitations. Les gens ont dû se demander si Ribéry savait ce qu'il voulait. A un moment donné, je ne sais pas si j'avais encore les pieds sur terre. J'étais perturbé, beaucoup de clubs me voulaient. J'apprends, je n'ai que 23 ans. J'ai fait des erreurs. Avec du recul, j'aurais peut-être dû éviter de la faire. Mais j'ai su rebondir et remettre tout ça dans l'ordre. A partir de là, tout est parti comme si il ne s'était rien passé.

Comment jugez-vous le début de saison avec Marseille ?
F.R. : Très bien. On a bien démarré. Ça fait un moment que le club n'avait pris un pareil départ. Marseille est un club qui doit jouer la Ligue des Champions chaque année. On a le meilleur public de France. Ça reste un grand club même si Lyon a bien géré le championnat ces dernières années. Mais ne faut pas oublier que la saison est encore longue. Moi, je me sens très bien. Il y a eu une période qui a très dure. Mais tout est rentré dans l'ordre. C'est vrai que j'avais plusieurs contacts. J'aurais pu partir mais j'ai senti que les dirigeants voulaient absolument que je reste. Honnêtement, il y a eu une période où je voulais quitter le club. Finalement, je suis très content d'être à Marseille. Tout le monde m'aime bien là bas.

En une semaine, vous vous rendrez au Stade de France pour affronter l'Italie avant de jouer au Parc des Princes où vous risquez de vous faire siffler...
F.R. : (Sourires) Ça n'est pas grave. C'est normal, je joue à Marseille et je vais aller au Parc. Même si les supporters du PSG aiment l'équipe de France, je reste un Marseillais. Je sais très bien comment ça se passe entre les deux équipes. Il y a beaucoup de tension chez les supporters. J'accepterai la façon dont ça va se passer à Saint-Denis et ensuite au Parc. Mais, avant cela, il y a deux matches importants avec l'équipe de France. Le PSG, on verra après...

Comment abordez-vous ce premier rendez-vous des qualifications pour l'Euro 2008 en Géorgie ?
F.R. : Honnêtement, le match amical contre la Bosnie nous a fait du bien. Ce sera un peu le même environnement. En face de nous, les joueurs seront motivés à 200 % et voudront gagner contre l'équipe de France. A nous de ne pas prendre ce match à la légère et d'être concentrés. Ça ne va pas être facile pour nous mais on doit faire le maximum pour gagner. Ça nous ferait du bien.Après, place à l'Italie&hellipF.R. : Ça ne sera pas une revanche... mais ce sera un match particulier. Il y aura d'engagement et de tension. Il faudra se concentrer sur notre jeu et se faire plaisir. Il ne faudra compter que sur nous-mêmes et ne faire notre jeu. On parle de l'Italie mais, contre la Géorgie, ce sera peut-être plus difficile. Parce que ce sera à l'extérieur, la pelouse ne sera peut-être très bonne et surtout on aura en face de nous une équipe qui aura la gnak. L'important, c'est la qualification.

Etes-vous surpris de revoir Lilian Thuram et Claude Makelele avec les Bleus ?
F.R. : Ça fait plaisir de les voir avec nous. Ils sont très importants pour l'équipe, que ce soit sur ou en dehors du terrain. Que ce soit en dehors ou sur le terrain. Je savais qu'il y avait plus de chances de voir Thuram que Makelele. Avec Claude, franchement, on n'en a pas trop discuter. Mais c'est clair qu'il va nous faire du bien.

Football - Ribéry: "J'étais perturbé" - Eurosport

Ribéry "ressent" plus de responsabilités

Le milieu offensif Franck Ribéry, révélation française de la Coupe du monde allemande, s'est confié à la presse.Le feu follet marseillais, qui revient sur sa complicité avec Zidane, "ressent" de nouvelles responsabilités depuis la retraite du virtuose des Bleus, à deux jours du 1er match de la France des qualifications à l'Euro 2008 en Géorgie. Et à six du choc contre l'Italie, revanche officieuse du Mondial perdu sur le fil par les Bleus.

Q: Quel souvenir avez-vous de la finale de la Coupe du monde?
R: "Personnellement, j'étais triste pour Zizou, de le voir partir comme ça. (à propos du coup de tête sur Marco Materazzi) Il a ses raisons, il a assumé. Il a dit qu'il ne regrettait pas ce qu'il a fait, et moi, je suis tout à fait d'accord avec lui. Ca m'a touché, parce que c'était un rêve de jouer avec lui en Coupe du monde. Bien sûr il me manque, il manque à tous les joueurs, il manque à la France. Il a pris sa décision de prendre sa retraite, c'était le moment de le faire. C'était un plaisir de jouer avec lui, de vivre avec lui."

Q: Le départ de Zidane vous confère-t-il davantage de responsabilités?
R: "C'est vrai que maintenant que Zizou a arrêté, les gens attendent beaucoup plus de moi, je le ressens. C'est à moi de travailler, de ne pas me prendre la tête, de prendre le maximum de plaisir. Je suis plutôt un joueur de côtés, à droite ou à gauche, mais j'ai déjà joué au poste de Zizou. On a de bons attaquants, on peut jouer devant avec deux attaquants. Après c'est le coach qui gère tout ça, nous on est à l'écoute des consignes qu'il peut donner. Mais je me sens de jouer là (au poste de milieu offensif axial)."

Q: Quel regard portez-vous sur le feuilleton dont vous avez fait l'objet?
R: "Après ma bonne saison à Marseille et la Coupe du monde, ça n'a pas toujours été facile à gérer. Mais je préfère ça, plutôt qu'on ne parle plus de moi et que je sois +à la cave+. A un moment donné j'étais perturbé, beaucoup de clubs me voulaient. J'apprends, je n'ai que 23 ans, j'ai fait des erreurs, surtout quand je pense à la déclaration que j'ai faite (dans laquelle il affirme vouloir quitter l'OM). Avec du recul, j'aurais peut-être dû éviter de la faire. Maintenant, je suis content de rester à Marseille."

FRANCE 2 - Ribéry ”ressent” plus de responsabilités - Euro 2008